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Certification sans gluten (Suite)

LE PROJET DE CERTIFICATION

Le programme de certification SANS GLUTEN (PCSG) s’appuie inévitablement sur les pratiques HACCP réduites au gluten comme allergène (Gluten Free). Ceci garantit toute la rigueur nécessaire à la production d’aliments salubres pour ces consommateurs cibles. Il est donc aisée pour ce type d’entreprise déjà HACCP ou GFSI (SQF, FSSC 22000, BRC, IFS) de mettre en œuvre un PCSG. Les étapes de la certification comportent:

  1. Se documenter et soumettre une application au programme http://www.glutenfreecert.com/certification/gfcp-documentation/ & http://www.glutenfreecert.com/certification/certification-process/
    Certification sans gluten

    Certification sans gluten

  2. Signer la licence d’exploitation du PCSG (Frais de licence, Identification des produits)
  3. Realiser l’audit PCSG (Entente avec un organisme de certification approuvé, préparation de l’audit, autoévaluation, le cas échéant audit combiné GFSI/HACCP)
  4. Utiliser la marque PCSG en cas de certification (Usage du logo obligatoire, approbation des épreuves d’emballage)
  5. Entretenir, améliorer le système pour le prochain audit annuel (certificat valide pour une année)

 Le PCSG passe nécessairement par un engagement fort de la direction, ensuite, un plan ou un programme de contrôle et de validation du gluten. Le tout s’appuie sur les programmes prérequis et les bonnes pratiques de fabrication (BPF). Il est piloté selon le principe de Deming PDCA (Planifier, Exécuter, Contrôler, Améliorer). La direction doit désigner clairement un coordinateur PCSG / HACCP ou norme GFSI, compétent,  en précisant ses responsabilités et son autorité. Il travaille avec une équipe pluridisciplinaire, non hiérarchique avec laquelle, il met en place des outils de gestion, un programme d’audit interne, implique et forme les autres employés.

Enfin, l’audit de certification doit être menée par un organisme accrédité ISO 17021, possédant des auditeurs ayant suivi une formation au PCSG et réussi à l’examen de qualification. L’audit peut être conduit simultanément (audit combiné) avec celui du système HACCP ou la norme GFSI en cours, mais doit avoir ses éléments spécifiques (rapport d’audit, certificat, suivi annuel…).

Le PCSG est donc un programme réaliste et un projet éligible pour une stratégie d’entreprise quand on tient compte des nombreux enjeux du régime sans gluten (voir la première partie de notre article).

3 astuces d’étiquetage pour éviter un rappel

Etiquetage et Rappels.

Les rappels et leurs conséquences

Les rappels ont des couts directes importants (communications, logistiques, salaires supplémentaires..) et surtout des coûts indirects aux conséquences encore plus graves, difficilement maîtrisables pouvant entraîner la faillite de l’entreprise (mauvaise publicité préjudiciable à l’image de l’entreprise, chute des ventes). Comment les éviter?

Sur la période allant de Juillet à Octobre 2014, l’ACIA a annoncé 82 rappels dont 58, soit 71%, en raison de présence non déclarée d’allergènes (18 rappels pour le lait, 12 pour la moutarde et 11 pour le blé). Quant au MAPAQ c’est environ 32 rappels dont 17, soit 53%, en raison de présence non déclarée d’allergènes : arachide, blé, graines de sésame, lait, moutarde, noix, oeufs, produits de mer (poisson, crustacés, mollusques), soja et autres substances causes d’allergie (sulfites, gluten….) La présence non déclarée d’allergènes est donc la première cause de rappels largement en tête devant la mauvaise conservation de l’aliment, une autre cause récurrente.

Reduire le risque par un bon étiquetage

Etiquette ingredients - protegez-vous.ca

Etiquette ingredients – protegez-vous.ca

Le système de gestion de la salubrité de l’entreprise, qu’il soit ordinaire, HACCP ou GFSI (SQF, BRC, FSSC 22000, IFS), devrait veiller à éviter la mise non intentionnelle sur le marché de produit sans déclarer les allergènes. Le système doit pour ce fait prévoir une procédure garantissant la conception, l’édition et la mise à jour de l’étiquetage de ses produits. Tous les allergènes doivent être déclarés sur l’étiquette au sein des allégations sur les ingrédients et leurs constituants, ou immédiatement après celles-ci, accompagnés de la mention « contient ». 03 points doivent particulièrement retenir l’attention.

  1. La génération de l’ingrédient. La déclaration des ingrédients n’est généralement pas obligatoire à partir de la 3ème génération. Certaines exceptions s’appliquent si des allergènes ou additifs (sulfite, gluten…) sont présents dans ces dernières générations et en quantités non tolérées par les règlements et lois sur les aliments, l’emballage et l’etiquetage (RAD, REEPC, LEEPC…).
  2. La contamination croisée du fait des conditions de production ou de transport de l’aliment (utilisation de l’huile de cuisson, ustensile entré en contact avec un allergène…). L’étiquetage pourrrait alors indiquer la mention « peut contenir ‘nom de l’allergène‘  ».
  3. L’impression ou la mise en place des étiquettes peut, dans de rares cas à ne pas négliger, conduire à une défaillance de la déclaration. Il est important de contrôler la conformité des étiquettes à l’achat ainsi qu’à l’emballage.

Enfin, une veille règlementaire devrait permettre de revoir la conformité de l’étiquette pour en faire au besoin la mise à jour.